Transports

De votre départ à votre retour, vous allez sûrement devoir vous déplacer, à l’intérieur d’un même pays, voire d’un pays à l’autre. Il y a des règles à connaître et à respecter pour que votre voyage et vos déplacements se passent le mieux possible.

À votre arrivée à l’aéroport, vous allez devoir choisir un mode de transport pour vous rendre sur le lieu de votre mission. La première option est le taxi. Renseignez-vous en amont sur les pratiques et les tarifs afin de ne pas commencer votre séjour par une dépense abusive ! On trouve facilement ces informations dans les guides de voyage et sur Internet. Vous pouvez aussi demander aux locaux qui sauront vous dire au plus juste combien vous en coûtera la course. Vérifiez si le tarif annoncé est pour une personne ou pour le taxi et demandez s’il y a un supplément bagages. Pour le paiement, privilégiez les pièces et les petites coupures pour éviter que le chauffeur ne vous rétorque qu’il ne peut pas rendre la monnaie. Pour plus de sécurité, vous pouvez vous adresser à un guichet « taxi prepaid » qui vous assurera que vous montez à bord d’un taxi officiel.

Il serait intéressant de comparer les tarifs des taxis avec ceux pratiqués par les réseaux de bus et de navettes. Il existe souvent des réseaux urbains de transports en commun qui réduiront la facture, mais encore faut-il les trouver ! Cela demande un peu plus de recherche pour ne pas se tromper de direction et identifier les arrêts. C’est une solution plus économique mais aussi un peu plus périlleuse. Selon votre état de fatigue dû au décalage horaire, le nombre de bagages et votre niveau de langue pour communiquer un minimum, ce trajet peut vite devenir une aventure à lui seul.

Il existe également des navettes mises en place par les hôtels et elles sont généralement gratuites. Même si vous ne logez pas dans l’hôtel en question (le chauffeur demande rarement de lui présenter la réservation), vous pouvez vous y greffer, à condition toutefois d’adopter un « look » adéquat. Vous pouvez aussi tenter votre chance auprès des groupes de voyageurs disposant d’un véhicule de transfert au départ de l’aéroport.

Le retour devrait être plus facile, car vous vous serez familiarisé avec les transports locaux.

Passer une frontière ou une douane requiert de connaître certaines informations au préalable. Première chose à savoir : les autorités locales, douaniers ou police, sont toujours en position de force. Si vous n’y prenez pas garde, ils pourraient en profiter pour rendre la démarche plus difficile voire pour vous soutirer quelque bakchich. Dans tous les cas, dites que vous êtes sur place pour du tourisme. Le travail et les études sont strictement réglementés dans la plupart des pays et induisent des formalités bien spécifiques.

Détail qui a son importance : la tenue. On évitera le look baroudeur ainsi que les marques trop originales ou ne correspondant pas aux pratiques locales. Par exemple, dans les pays musulmans, les femmes éviteront les tenues trop légères, et d’une façon générale, ne vous adressez pas aux douaniers en gardant vos lunettes de soleil sur le nez. Au niveau du comportement, gardez votre calme en toutes circonstances. Une grande nervosité pourrait être interprétée comme suspecte et braquera d’autant plus vos interlocuteurs. Restez cordial et patient même si la procédure traîne en longueur, ce qui est souvent le cas, et ne critiquez par la pratique. C’est le meilleur moyen d’éviter de vous mettre à dos des autorités qui seront alors confortées dans leur conviction que votre passage de frontière demande un examen plus complet. Restez ferme si nécessaire mais, en cas de problème, évitez absolument d’affirmer que vous allez en référer aux représentants de votre pays… C’est inutile et contreproductif !

En cas d’arrivée terrestre à la frontière, il peut être compliqué de trouver immédiatement les bons interlocuteurs. N’hésitez pas alors à prendre un temps d’observation et à demander autour de vous. Si l’on vous propose une aide contre un peu d’argent, essayer d’évaluer si vous en avez réellement besoin. Cela peut parfois servir à débloquer une situation, mais gardez quand même en tête d’accepter un tarif qui vous semble juste. Là encore, connaître quelques mots de la langue locale peut être bien perçu, tout comme le respect des pratiques locales. Les douaniers pourront s’intéresser aussi à vos ressources, présentez alors une carte de crédit et du liquide pour les rassurer.

Les arrivées en avion sont généralement plus simples et plus rapides. Vous devrez simplement vous soumettre à des contrôles plus stricts. On vous demandera peut-être l’adresse d’un hôtel, donnez celle d’un hôtel plutôt haut de gamme, ce qui rassurera également vos interlocuteurs.

Pour une arrivée terrestre, les contrôles de bagages seront moins rigoureux et les douaniers ne devraient pas s’intéresser outre mesure à vos affaires. À condition toutefois que vous ayez veillé à ne pas transporter de produits comme de l’alcool dans les pays musulmans ou des denrées prohibées pour des raisons sanitaires. Restez vigilants et ayez toujours vos bagages en ligne de mire, cela peut permettre d’éviter qu’on y ajoute des produits illicites en se servant de vous comme « passeur ». Rappelons que le transport de drogues peut entraîner de graves conséquences juridiques et que sont aussi interdites les contrefaçons et l’importation de certaines espèces végétales et animales.

Cela reste rare mais on pourrait exiger que vous fournissiez la copie des factures de vos matériels photo, informatique et vidéo. La solution, pour être tranquille, est de faire enregistrer ce matériel sur une « Carte de libre circulation » valable 10 ans.

Concernant les documents officiels, le passeport sera bien sûr demandé, assurez-vous donc à l’avance qu’il est valide, et ce, jusqu’à 6 mois après votre retour. En règle générale, il faut faire tamponner son passeport avant de quitter un pays. Vérifiez également la validité de vos visas.

Si vous avez choisi d’obtenir votre visa en arrivant dans le pays, comme c’est théoriquement possible dans certains d’entre eux, faites-le-vous confirmer auprès des autorités consulaires avant le départ. Par ailleurs, c’est la date de retour inscrite sur votre titre transport qui détermine la durée de votre visa. Si vous choisissez de poursuivre votre trajet par voie terrestre, vous devrez disposer d’un billet « open » et, surtout, trouver le bon interlocuteur au poste frontière qui n’en fera pas toute une histoire… Disposer d’un billet de continuation de voyage sera parfois obligatoire, voire d’un billet de sortie. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez acheter un billet de retour plein tarif pour une destination proche, qui vous sera remboursé mais dans un délai assez difficile à estimer.

Si vous avez choisi de vous déplacer avec votre propre véhicule, vous rencontrerez sans doute de plus grandes difficultés et devrez régulièrement présenter tous les documents qui y sont liés comme les attestations d’assurance et le carnet de passage en douane.

Parmi les autres documents qu’on peut vous demander de présenter, il y a aussi les attestations de paiement des taxes, les justificatifs de vos achats ou encore les formulaires d’immigration.

Dans certains pays, comme l’Afrique du Nord, la Turquie ou le Sénégal en cas de vol charter, on peut vous demander de réserver en amont certaines prestations ou moyens de transport. Si besoin, les agences pourront rectifier le tir en ajoutant de fausses prestations sur votre titre de transport.

Ce n’est pas la même affaire en cas d’invitation obligatoire. Heureusement, cela reste rare. Certains pays, notamment l’Asie et l’Asie centrale, n’attribuent en effet des visas qu’à des groupes de voyageurs et non à des individus. Passer par une agence locale est alors obligatoire pour obtenir ce précieux visa et traverser la frontière.

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