Responsabilités / Attentes

En partant en mission de volontariat, vous aurez peut-être l’ambition de changer en profondeur une situation difficile ou d’aider concrètement et efficacement les populations de votre pays de destination. Gardez toutefois en tête que, si votre présence sur place est utile, elle ne va pas forcément révolutionner les choses. Lucidité et humilité sont requises.

Le travail du volontaire en mission s’inscrit dans une action globale et sur le long terme. Les partenaires locaux de la structure avec laquelle vous partez mènent des travaux permanents et à temps complet. Sur place, les volontaires viennent leur apporter une aide ponctuelle en poursuivant l’action menée par les volontaires précédents que les prochains volontaires continueront à leur tour. Il faut garder à l’esprit que c’est cette action dans sa globalité qui a du sens. Difficile en effet de « changer les choses » en quelques semaines ou même quelques mois. Mais votre contribution est importante, voire primordiale, à partir du moment où elle est additionnée à celle des autres, avant et après vous. Prendre conscience de cet aspect vous permet de mettre votre action en perspective et d’ainsi réaliser que vous participez à un changement de fond qui s’inscrit sur la durée et qui aura, tôt ou tard, des conséquences positives sur les populations aidées ou l’environnement qui sera ainsi préservé.

Là encore, il s’agit d’observer, de regarder, d’écouter pour mieux comprendre et, pourquoi pas, de montrer l’exemple une fois que vous aurez acquis les bons gestes et les bonnes attitudes. Les structures locales partenaires de votre mission connaissent avec précision leurs besoins : leurs responsables vous demanderont d’essayer d’y répondre à votre échelle, en intégrant votre action dans un processus plus large adapté à la situation locale. Ils pourront également vous demander une certaine flexibilité dans votre façon de travailler. Car certaines situations peuvent être mal vécues. D’où la nécessité de trouver le bon comportement pour aider sans faire naître un sentiment de supériorité. Pour ce faire, il convient de veiller à ne pas critiquer la situation telle qu’elle est mais de montrer qu’on est prêt à s’impliquer pour contribuer à l’améliorer. Si prendre des initiatives est une bonne chose, il faut faire attention à ne pas imposer des actions sans les avoir préalablement proposées aux responsables sur place. La clé du succès ? La faculté d’adaptation !

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