Financement

Partir en mission de volontariat a un coût. Généralement, le prix du voyage comprend le billet d’avion et l’hébergement. Vous allez aussi devoir prévoir les dépenses sur place. Maintenant que vous êtes décidé à partir, il va falloir trouver les fonds ! Si vos finances personnelles ne vous permettent pas d’absorber tous les frais, voici quelques idées pour compléter votre bourse ou vous faire financer la totalité du voyage.

Selon votre projet, la période précédant le départ, pendant laquelle vous allez réunir les fonds nécessaires, peut être plus ou moins longue. Sans se serrer la ceinture, c’est le moment de commencer à réduire vos dépenses quotidiennes afin de maximiser vos chances de financer votre voyage. En limitant les dépenses de loisir, il est déjà possible de faire des économies. Si cela vous semble difficile parfois, pensez à la formidable aventure que vous allez vivre ! Cela vaut bien quelques « coupes » ! Pour calculer votre budget, il convient de prendre en compte les dépenses estimées mais aussi les économies que vous pouvez réaliser : frais fixes et directs, frais annexes, coûts variables, argent de poche sur place… Pour vous aider à vous projeter, vous pouvez établir un calendrier indiquant toutes les étapes de la collecte de fonds et répertoriant toutes les personnes et organismes que vous allez solliciter ainsi que la phase où vous en êtes (demande effectuée, réponse reçue, etc.).

Bien évidemment, avoir des revenus stables va vous aider à mettre de l’argent de côté pour augmenter votre budget. De nombreux volontaires financent leur voyage en travaillant pendant leurs vacances, leur temps libre ou le week-end. Si vous n’êtes pas salarié mais encore étudiant, vous pouvez trouver des jobs d’appoint qui vous permettront de capitaliser un minimum : baby-sitting, service dans un bar ou un restaurant, vente dans une boutique… Quelques heures par semaine peuvent parfois suffire. Pour trouver un job, consultez les petites annonces, rendez-vous dans des agences d’intérim ou visitez les sites spécialisés : www.jobetudiant.net, www.letudiant.fr, www.studyrama-jobs.com, www.capcampus.com.

Si vous comptez faire des demandes de financement, la première étape incontournable est de préparer votre « argumentaire de vente ». Il s’agit en effet d’être capable d’expliquer votre projet et de convaincre votre interlocuteur de son importance pour vous et pour les autres. Listez la situation du pays dans lequel vous souhaitez intervenir, les détails de votre mission et son déroulement, vos motivations, ce que vous en attendez, les bénéfices envisagés… Présenter un projet suit la même logique qu’un entretien d’embauche : soyez vous-même mais préparez-vous !

Il est aussi possible de réunir des fonds en vous livrant à diverses activités ou en utilisant certains moyens de communication. Laissez parler votre imagination ! Vous pouvez par exemple vous mettre aux loisirs créatifs et vendre vos productions à vos proches ou sur Internet, tout comme vos livres d’occasion, de vieux CD que vous n’écoutez plus sur des sites d’e-commerce, mais aussi sur les brocantes et les vide-greniers. Et pourquoi pas une tombola ? L’aspect ludique d’un tel événement peut vous aider à fédérer des gens autour de vous ! Pour vous aider à l’organiser, aidez-vous des conseils dispensés sur ces sites Internet : www.sapajou.fr, www.projetsgagnants.fr. À plus grande échelle, vous pouvez mettre en place un événement sponsorisé, un concert, une fête solidaire, une pièce de théâtre ou un exploit sportif par exemple, une course où chaque « sponsor » vous donnerait 10 euros tous les 5 kilomètres parcourus… Alors entraînez-vous !

Vos proches, famille et amis, ont conscience de l’importance et du sérieux de votre démarche de mission de volontariat, depuis le temps que vous leur en parlez ! Alors les mettre à contribution pour vous donner un petit coup de pouce peut être lucratif ! Si chaque personne que vous côtoyez ou que vous connaissez vous donne 10 euros, la cagnotte peut grimper rapidement. Vos proches sont également un excellent moyen de relayer votre projet et sa démarche de financement. Usez et abusez des réseaux sociaux comme Facebook ! Avant votre départ, cela vous permettra d’intéresser vos futurs contributeurs qui auront ainsi envie de vous aider à réaliser votre rêve. Et ils seront vos premiers lecteurs fidèles si vous les tenez régulièrement au courant de l’évolution de votre aventure.

Il s’agit d’une forme de partenariat qui lie une entreprise ou une organisation publique et ses employés à la mise en place d’une mission de volontariat au bénéfice d’une ONG ou d’une structure partenaire dans un pays en voie de développement. Le principe est simple : les salariés mettent à profit leur motivation, leurs jours de congés payés et/ou leurs RTT pour participer à cette mission et bénéficient ainsi d’un congé solidaire ; l’entreprise finance partiellement ou en totalité la mission de volontariat et peut aussi l’inscrire dans le cadre d’une politique de Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). L’entreprise et l’organisme d’accueil peuvent contracter un partenariat de mécénat et, dans ce cas, 60 % des sommes versées dans le cadre du financement de ce congé solidaire sont déductibles de l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires (article 238 bis du CGI).

En parallèle, les particuliers ont la possibilité de s’engager individuellement, sans le soutien de leur employeur. Le volontaire bénéficie alors d’une déduction d’impôts de 66 % des sommes versées, dans la limite de 20 % du revenu imposable (article 200 du CGI). S’il y a excédent, la somme est reportable sur les cinq années suivantes. Toutefois, la déduction ne s’applique pas aux billets d’avion, aux frais de visa et de vaccination.

Pour effectuer une demande d’aide au financement par une entreprise, il vous faudra vous rapprocher de celles dont l’activité correspond à la thématique de votre mission. Au moment d’écrire votre lettre de demande, veillez à bien donner les informations sur le contexte de votre mission ainsi que ses avantages : l’entreprise doit y trouver son intérêt. Il faudra également identifier la bonne personne à qui adresser votre lettre.

La plupart des financements publics concernent les jeunes de 18 à 25 ans. Attention, ils requièrent un délai important, lourdeur administrative oblige ! Là encore, vous devrez présenter votre projet de façon pertinente en expliquant en détail votre démarche et son bien-fondé ainsi que l’utilité qu’elle représente.

De nombreux organismes et collectivités territoriales proposent des bourses et sont susceptibles d’être intéressés par votre démarche : la mairie de votre ville, le Conseil général, le Conseil régional, les Directions départementales ou régionales de jeunesse et des sports, mais aussi le Crous ou les ministères de l’Agriculture ou de l’Éducation nationale.

Voici quelques exemples de bourses :

  • la Bourse de l’Aventure de la Mairie de Paris
  • le Défi Jeunes
  • la Bourse Zellidja
  • la Bourse AVI International
  • la bourse Act’n Travel

Dans tous les cas, quelle que soit la solution que vous choisirez, faire une demande de financement ou organiser une collecte de fonds sera très formateur : non seulement cela vous permettra de décrire précisément votre projet mais cela développera en vous des qualités d’organisation et d’adaptation qui vous seront bien utiles au cours de votre mission.

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